Réglementation · Transport sanitaire
Tarif VSL 2026 : prix au km, forfaits et remboursement
Combien coûte un VSL en 2026 : forfait de 10,73 à 16,80 €, prix au kilomètre de 0,93 à 1,10 €, longue distance, accord préalable et reste à charge.

Sommaire, 11 parties
Le tarif d'un VSL au km est de 1,10 € pour une entreprise certifiée et de 0,93 € pour une entreprise non certifiée, auquel s'ajoute un forfait de départ compris entre 10,73 € et 16,80 € selon la zone et le régime. Le forfait départemental inclut les 3 premiers kilomètres, et les trajets jusqu'à 18 km reçoivent une valorisation du trajet court. Un trajet de 10 kilomètres de jour revient ainsi à 29,80 € au tarif certifié départemental, et un trajet de 35 kilomètres à 50,95 €. Ces montants sont ceux de la grille en vigueur, publiée dans les tarifs VSL conventionnels (nouvel onglet) de l'Assurance Maladie, et restent à confirmer à chaque revalorisation, aucune revalorisation 2026 n'ayant été publiée à ce jour.
Cet article détaille la grille VSL, la façon dont un trajet se chiffre concrètement, ce qui change sur les longues distances, et ce qui reste réellement à la charge du patient une fois le remboursement passé. Pour chiffrer un trajet précis sans faire le calcul à la main, notre calculateur de tarif ambulance et VSL applique cette même grille.
Combien coûte un VSL au kilomètre en 2026 ?
Le tarif d'un VSL repose sur un forfait de départ, dont le montant dépend de la zone et du régime, et sur un tarif kilométrique appliqué à la distance parcourue en charge. Le tarif kilométrique conventionnel est de 1,10 € par kilomètre pour une entreprise certifiée et de 0,93 € par kilomètre pour une entreprise non certifiée. Au forfait départemental, les 3 premiers kilomètres sont inclus dans le forfait : le kilométrage n'est facturé qu'à partir du 4e kilomètre. Au forfait de prise en charge, il est facturé dès le 1er kilomètre.
Comme l'ambulance, le VSL ouvre droit à une valorisation des trajets courts et à des majorations de nuit, de dimanche et de jour férié, à des taux plus faibles que ceux de l'ambulance. Les majorations s'appliquent au forfait, au kilométrage et à la valorisation, jamais aux suppléments.
Voici les montants applicables dans les deux régimes :
| Composante | Entreprise certifiée | Entreprise non certifiée |
|---|---|---|
| Forfait prise en charge (certaines communes franciliennes, km facturés dès le 1er) | 16,80 € | 13,55 € |
| Forfait départemental (3 premiers km inclus) | 15,75 € (zones A à D) | 12,47 € (A), 12,11 € (B), 11,34 € (C), 10,73 € (D) |
| Tarif kilométrique | 1,10 € / km | 0,93 € / km |
| Valorisation du trajet court (jusqu'à 18 km) | 8,54 € à 0,91 € | identique |
| Nuit (20 h à 8 h) | +50 % | +50 % |
| Dimanche et jour férié | +25 % de 8 h à 20 h, +50 % de 20 h à 8 h | identique |
| Supplément gare, port ou aéroport | 19,07 € | 19,07 € |
| Supplément patient transporté dans son propre fauteuil roulant (TPMR) | 30 € | 30 € |
Une particularité mérite d'être notée : pour une entreprise non certifiée, le forfait départemental dépend de la zone tarifaire du siège de l'entreprise, soit 12,47 € en zone A (Île-de-France), 12,11 € en zone B (urbaine), 11,34 € en zone C (rurale) et 10,73 € en zone D (montagne). Le régime certifié applique 15,75 € dans les quatre zones. Le montant de 13,55 € ne concerne que le forfait de prise en charge non certifié. Le tarif du dimanche s'applique dès le samedi 12 h.
La valorisation du trajet court est un montant fixe, identique dans les deux régimes, qui dépend de la distance totale du trajet :
| Distance | Valorisation | Distance | Valorisation |
|---|---|---|---|
| Jusqu'à 7 km | 8,54 € | Plus de 12 à 13 km | 4,01 € |
| Plus de 7 à 8 km | 7,68 € | Plus de 13 à 14 km | 3,41 € |
| Plus de 8 à 9 km | 7,03 € | Plus de 14 à 15 km | 2,80 € |
| Plus de 9 à 10 km | 6,35 € | Plus de 15 à 16 km | 2,07 € |
| Plus de 10 à 11 km | 5,22 € | Plus de 16 à 17 km | 1,50 € |
| Plus de 11 à 12 km | 4,62 € | Plus de 17 à 18 km | 0,91 € |
Aux montants ci-dessus s'ajoutent, le cas échéant, les péages et les frais de stationnement, facturés au réel sur justificatif et non soumis aux abattements.
Comment se calcule le prix d'un trajet en VSL
Au forfait départemental, la formule est la suivante : forfait de départ + ((distance − 3 km inclus) × tarif kilométrique) + valorisation du trajet court, le total étant majoré la nuit, le dimanche et les jours fériés, avant ajout des suppléments éventuels. Au forfait de prise en charge, les kilomètres sont comptés dès le premier. La distance retenue est celle du trajet effectivement réalisé entre le point de prise en charge et le lieu de destination, par l'itinéraire le plus court compatible avec les conditions de circulation.
Trois exemples, au forfait départemental et de jour, qui couvrent les cas les plus fréquents (forfait + kilométrage + valorisation) :
| Trajet | Entreprise certifiée | Entreprise non certifiée, zone B |
|---|---|---|
| 8 km (consultation de proximité) | 15,75 + 5,50 + 7,68 = 28,93 € | 12,11 + 4,65 + 7,68 = 24,44 € |
| 35 km (séance de dialyse en centre) | 15,75 + 35,20 = 50,95 € | 12,11 + 29,76 = 41,87 € |
| 180 km (consultation en CHU éloigné) | 15,75 + 194,70 = 210,45 € | 12,11 + 164,61 = 176,72 € |
Le même trajet de 35 kilomètres au régime certifié passe à 76,43 € la nuit (+50 %) et à 63,69 € un dimanche en journée (+25 %). Un supplément gare de 19,07 € s'ajoute ensuite, sans être majoré.
Deux points d'attention sur ces calculs. D'abord, le forfait de départ est unique par transport : on ne cumule jamais le forfait départemental et le forfait de prise en charge. Ensuite, un aller-retour compte comme deux transports, donc deux forfaits, et non comme un trajet à distance doublée. C'est une erreur de facturation courante, et elle joue dans les deux sens : sous-facturer un retour revient à offrir un forfait entier.
Pour tester d'autres distances, d'autres zones ou une comparaison avec l'ambulance, le simulateur de tarif conventionnel applique la même grille et affiche en plus la répartition du remboursement.
Pourquoi deux grilles, et pourquoi l'écart ne se dilue pas
Depuis le protocole d'octobre 2025, approuvé par l'arrêté du 29 septembre 2025 (nouvel onglet), deux grilles coexistent. Une entreprise équipée d'une géolocalisation certifiée et facturant en SEFI conserve les tarifs revalorisés du 1er janvier 2025. Une entreprise qui ne remplit pas ces conditions applique une grille minorée.
Sur l'ambulance, cette minoration épargne le tarif kilométrique, qui reste à 2,44 € dans les deux régimes. Mécaniquement, plus le trajet est long, plus l'écart entre les deux grilles se dilue dans le kilométrage.
Sur le VSL, ce n'est pas le cas. Le tarif kilométrique est lui aussi minoré, de 1,10 € à 0,93 €, soit une baisse de 15,5 % sur la composante qui pèse le plus lourd dès qu'on dépasse une vingtaine de kilomètres. L'écart ne se dilue donc pas avec la distance, il reste stable en pourcentage et grandit en valeur absolue.
| Distance | Écart certifié / non certifié, VSL (départemental, zone B) | Écart certifié / non certifié, ambulance (départemental) |
|---|---|---|
| 10 km | 4,83 € (16,2 %) | 13,37 € (16,3 %) |
| 35 km | 9,08 € (17,8 %) | 11,79 € (8,7 %) |
| 180 km | 33,73 € (16,0 %) | 11,79 € (2,4 %) |
Calculs de jour. En zone C, l'écart VSL atteint 18,8 % à 10 km, 19,3 % à 35 km et 16,4 % à 180 km. Sur les trajets très courts, c'est l'inverse : à 5 km, l'écart ambulance (19,4 %) dépasse l'écart VSL en zone B (15,0 %).
Le constat est contre-intuitif : au-delà d'une dizaine de kilomètres, la certification pèse davantage sur l'activité VSL, dont les tarifs unitaires sont pourtant les plus faibles, que sur l'activité ambulance. Une société dont le volume est majoritairement assis subit donc la minoration de plein fouet sur l'ensemble de son chiffre d'affaires, y compris sur ses longues distances. Cette mécanique est l'un des paramètres qui pèsent sur la rentabilité d'un véhicule VSL, où elle se traduit directement dans la recette par course.
Tarif VSL longue distance : ce qui change au-delà de 150 km
Sur la longue distance, la grille ne change pas. Il n'existe pas de tarif dégressif, pas de palier, pas de forfait longue distance : le même prix au kilomètre s'applique jusqu'au dernier kilomètre. Un trajet de 180 kilomètres coûte donc bien 210,45 € de jour au régime certifié, et rien dans la grille ne vient l'écrêter.
Ce qui change, c'est la procédure. Au-delà de 150 kilomètres aller, le transport n'est pris en charge qu'après accord préalable du service médical. La demande passe par le formulaire S3139, rempli par le médecin prescripteur et adressé par le patient à sa caisse. L'absence de réponse sous 15 jours vaut acceptation (nouvel onglet).
Deux autres situations relèvent du même mécanisme :
- Les séries d'au moins quatre transports de plus de 50 kilomètres aller sur une période de deux mois, pour un même traitement. La demande n'est pas nécessaire lorsque la série est rattachée à une affection de longue durée.
- Le transport en avion ou en bateau de ligne régulière, quel que soit le motif.
L'enjeu financier est asymétrique, et c'est ce qui rend la longue distance risquée pour le transporteur. Un trajet de 180 kilomètres réalisé sans l'accord requis ne devient pas moins cher : il bascule intégralement à la charge du patient, qui découvre après coup une facture de 175 à 210 € environ sur la base de la grille. La course a été faite, le véhicule immobilisé une demi-journée, et l'encaissement dépend désormais d'un particulier qui n'avait pas anticipé la dépense. Sur une série de dialyse à 50 kilomètres, le même oubli se répète à chaque séance.
La vérification se fait donc avant le départ, pas à la facturation : le transport est-il prescrit, franchit-il l'un des trois seuils, et l'accord a-t-il été demandé.
Ce que paie réellement le patient
Le tarif conventionnel est le montant facturé pour le transport, pas ce que débourse le patient. L'Assurance Maladie rembourse en règle générale 55 % de la base du tarif conventionnel (nouvel onglet), les 45 % restants formant le ticket modérateur, le plus souvent pris en charge par la complémentaire santé lorsque le contrat le prévoit.
Sur le trajet de 35 kilomètres à 50,95 € (certifié, de jour), la répartition est donc la suivante : 28,02 € pris en charge par la caisse, 22,93 € relevant du ticket modérateur.
La prise en charge atteint 100 % dans plusieurs situations fréquentes en VSL : affection de longue durée exonérante en lien avec le transport, grossesse à partir du sixième mois, accident du travail ou maladie professionnelle. Compte tenu du profil des patients transportés en VSL, dialyse, oncologie, rééducation, ces situations couvrent une part importante des trajets.
Reste la franchise médicale (nouvel onglet), due par l'assuré indépendamment du taux de remboursement. Depuis le 31 mars 2024, elle s'élève à 4 € par trajet de transport sanitaire, plafonnée à 8 € par jour et par transporteur et à 50 € par an toutes franchises confondues. Les moins de 18 ans, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire en sont exonérés. Cette franchise ne modifie pas le tarif facturé par le transporteur : elle relève de la relation entre l'assuré et sa caisse.
En pratique, le transport sanitaire fonctionne très majoritairement en tiers payant. Le patient ne règle rien au conducteur, et la société attend son règlement de la caisse puis, le cas échéant, de la mutuelle. C'est ce second flux qui se perd le plus souvent, comme le détaille notre guide du tiers payant et de la part complémentaire.
Tarif VSL sans prise en charge : sans bon de transport ou non remboursé
Sans prise en charge, l'Assurance Maladie ne rembourse rien : le transport VSL est entièrement à la charge du patient. L'entreprise doit afficher ses prix, dans ses locaux et dans chaque véhicule, et remettre une facture. Le bon réflexe, pour le patient comme pour le transporteur, est de fixer le prix avant le départ.
Trois situations conduisent à ce cas de figure, et elles n'ont pas la même origine.
- Le VSL sans bon de transport. La prescription médicale de transport, souvent appelée bon de transport, conditionne le remboursement. Elle doit être établie avant le trajet, sauf urgence (article R. 322-10-2 du code de la sécurité sociale), et une prescription rédigée après coup ne régularise pas une course déjà faite. Sans elle, le trajet est un transport privé : le patient paie, et sa caisse n'intervient pas.
- Le VSL prescrit mais hors situation ouvrant droit. Une prescription ne suffit pas. Le transport doit correspondre à l'une des situations de prise en charge (nouvel onglet) prévues par le code de la sécurité sociale : hospitalisation, affection de longue durée exonérante avec une incapacité à se déplacer seul (l'ALD non exonérante n'ouvre plus droit, à elle seule, depuis le 1er octobre 2026), série de soins, convocation. Un rendez-vous de consultation ordinaire chez un spécialiste, par exemple, n'ouvre pas droit au VSL, même prescrit.
- Le VSL refusé après accord préalable. Au-delà de 150 kilomètres aller ou sur une série de transports, la caisse peut refuser l'accord préalable. La course, si elle est faite malgré tout, bascule à la charge du patient.
Le prix « non remboursé » d'un VSL est donc d'abord une question posée avant le départ, pas à la facturation. Sur un trajet de 35 kilomètres de jour, si l'entreprise facture sur la base de la grille certifiée, le patient sans prise en charge règle 50,95 €, là où un patient pris en charge à 100 % n'aurait acquitté que la franchise de 4 €. Pour le transporteur, l'enjeu est symétrique : une course non prise en charge encaissée auprès du patient est simple, une course facturée à la caisse sans droit ouvert est un indu, avec les pénalités décrites dans notre checklist des contrôles CPAM. La même logique vaut pour l'ambulance, avec des montants plus élevés, détaillée dans la section dédiée de notre article sur les tarifs ambulance CPAM 2026. Le cas complet, du payeur au montant, est traité dans notre guide du VSL et de l'ambulance sans prise en charge.
VSL, ambulance ou taxi conventionné : l'écart de coût
Sur un même trajet, les trois modes de transport assis ou allongé n'ont pas du tout le même coût pour l'Assurance Maladie. L'écart est de l'ordre du simple au triple entre le VSL et l'ambulance.
| Mode | Forfait de départ (certifié) | Tarif kilométrique | Trajet de 35 km |
|---|---|---|---|
| Ambulance | 57,39 € (départemental, 3 km inclus) | 2,44 € / km | 135,47 € |
| VSL | 15,75 € (départemental, 3 km inclus) | 1,10 € / km | 50,95 € |
| Taxi conventionné | Tarif préfectoral, avec remise conventionnelle | Tarif préfectoral | Variable selon le département |
Le taxi conventionné se distingue des deux autres : ses tarifs ne relèvent pas de la grille nationale mais des tarifs préfectoraux, auxquels s'applique une remise négociée dans la convention locale. Ils varient donc d'un département à l'autre, et ne peuvent pas être chiffrés dans un tableau national.
Cet écart de coût ne doit jamais entrer dans le choix du véhicule. Le mode de transport est déterminé par l'état du patient et par la prescription médicale, comme le détaille notre dossier sur le choix entre ambulance et VSL. Facturer une ambulance là où un VSL suffisait est précisément l'écart que la caisse repère et requalifie en indu. Pour la grille ambulance complète, avec les forfaits, la valorisation des trajets courts et les majorations horaires, voir notre guide des tarifs ambulance CPAM 2026.
Transport partagé : l'effet sur le tarif du trajet
Le transport simultané de plusieurs patients donne lieu à un abattement sur la facture, et c'est le VSL qui est le premier concerné, puisqu'il peut accueillir jusqu'à trois patients assis. L'abattement dépend du nombre de personnes transportées et du régime de l'entreprise : le détail des taux figure dans la section consacrée aux abattements et au transport partagé de notre guide tarifaire, et le mécanisme de bonus-malus qui s'y ajoute au niveau de l'entreprise dans notre article sur les pénalités du transport partagé.
Du point de vue du payeur, deux conséquences méritent d'être clarifiées, car elles sont régulièrement confondues.
D'abord, l'abattement porte sur le tarif conventionnel facturé, donc la part remboursée et le ticket modérateur baissent dans la même proportion. Le patient partagé ne paie pas plus, il paie proportionnellement moins, et la franchise médicale de 4 € reste due à l'identique.
Ensuite, un patient qui refuse une proposition de transport partagé ne perd pas son droit au remboursement. Il perd la dispense d'avance de frais : il règle le transporteur directement, puis se fait rembourser par sa caisse. Le tarif appliqué reste le tarif conventionnel, seule la mécanique de paiement change. Cette nuance est à expliquer au patient au moment de la proposition, pas au moment de la facture.
Les erreurs de tarification VSL qui coûtent cher
Les cinq écarts ci-dessous reviennent le plus souvent, et aucun ne relève d'une intention de sur-facturer. Ce sont des erreurs de saisie ou de procédure, qui se soldent par un rejet ou par un indu lors d'un contrôle.
- Facturer un aller-retour comme un trajet unique, ou l'inverse. Deux transports valent deux forfaits de départ. Sur une série de dialyse à trois séances par semaine, l'erreur se chiffre en centaines d'euros par an et par patient.
- Appliquer le mauvais forfait de zone. Le forfait de prise en charge ne concerne que certaines communes franciliennes. Hors de ces communes, c'est le forfait départemental qui s'applique. Comme le forfait de prise en charge est plus élevé de 1,05 € et facture en plus les 3 premiers kilomètres, l'erreur pèse 4,35 € par course de plus de 3 km au régime certifié, ce qui devient significatif sur le volume.
- Facturer une distance théorique plutôt que la distance réalisée. Les kilomètres facturés doivent correspondre au trajet effectué entre la prise en charge et la destination. Les kilomètres à vide, eux, ne se facturent pas : ils sont à la charge de l'entreprise, et c'est en les réduisant, pas en les facturant, qu'on récupère de la marge.
- Utiliser la mauvaise grille de régime. Le régime applicable est celui de l'entreprise à la date du transport. Une société qui change de régime en cours d'année doit basculer sa grille au bon jour, faute de quoi elle sur-facture ou sous-facture l'ensemble de sa production.
- Oublier l'accord préalable sur les longues distances et les séries. C'est l'erreur la plus coûteuse, puisqu'elle ne se traduit pas par un ajustement mais par un transport intégralement non pris en charge.
Suivre ses tarifs VSL sans y passer ses soirées
Aucune de ces erreurs ne vient d'un défaut de connaissance de la grille. Elles viennent du fait que l'information utile, la zone, la distance réelle, le mode prescrit, l'existence d'un accord préalable, se trouve dispersée entre un appel, un carnet et une feuille de route, et qu'elle se reconstitue au moment de facturer, parfois plusieurs jours après la course.
Un logiciel de régulation ne calcule pas le tarif à votre place, et il ne remplace pas votre logiciel de facturation. Ce qu'il fait, c'est fiabiliser la matière première du tarif. Chez SanteMobile, ce qui est livré aujourd'hui tient en quatre points : la régulation et le dispatch des courses en temps réel, un carnet patient qui mémorise la mobilité à prévoir (assis, fauteuil ou brancard, traitée comme une exigence de véhicule et jamais comme une donnée médicale) et les lieux habituels d'une série, un rapport d'activité qui compare la durée réelle à la durée estimée, et un export des courses au format CSV ou XLSX destiné à être repris dans le logiciel de facturation de votre choix.
Ce qui n'est pas livré doit être dit aussi clairement. Nous ne faisons ni télétransmission SEFI, ni facturation conventionnée, ni géolocalisation certifiée : ces sujets sont sur notre feuille de route, pas dans le produit. Le transport partagé, lui, est livré : le plan du jour propose de regrouper deux patients assis compatibles dans les plafonds de détour et d'attente du décret 2025-202, et vous acceptez ou défaites chaque regroupement. Vous pouvez juger sur pièces de ce qui existe réellement via notre logiciel de régulation pour le transport sanitaire.
Conclusion : une grille courte, des règles qui coûtent cher
La grille VSL est la plus légère du transport sanitaire : un forfait qui inclut les 3 premiers kilomètres, un prix au kilomètre, une valorisation des trajets courts et des majorations plus faibles que celles de l'ambulance. C'est ailleurs que se joue la marge. Dans la minoration liée à la certification, qui ampute de 16 à 18 % la recette d'une course en zone B, davantage en zone rurale ou de montagne, et qui, contrairement à l'ambulance, ne s'atténue pas sur les longues distances. Et dans l'accord préalable, dont l'oubli transforme une course réalisée en créance sur un particulier.
Vous voulez que les adresses, la distance estimée et la mobilité du patient soient fixées dès la prise de commande plutôt que reconstituées à la facturation ? Demandez une démo du dashboard SanteMobile ou explorez notre plateforme de gestion pour le transport sanitaire.
Écrit par
Équipe SanteMobile
L'équipe SanteMobile regroupe les co-fondateurs impliqués dans la conception, le développement et la conformité de la plateforme SaaS ambulancier.
Aurélien Boulet (profil LinkedIn, nouvel onglet)CEO & Co-fondateur
Mathys Anquetil (profil LinkedIn, nouvel onglet)CTO & Co-fondateur
Théophile Lioppé (profil LinkedIn, nouvel onglet)Co-CTO & Co-fondateur
Questions fréquentes
Le tarif kilométrique conventionnel d'un VSL est de 1,10 € par kilomètre pour une entreprise certifiée et de 0,93 € par kilomètre pour une entreprise non certifiée. Ce montant s'ajoute à un forfait de départ compris entre 10,73 € et 16,80 € selon la zone et le régime, le forfait départemental incluant les 3 premiers kilomètres. Contrairement à l'ambulance, dont le tarif au kilomètre est identique dans les deux régimes, le VSL applique bien deux prix au kilomètre différents. Ces valeurs sont les tarifs conventionnels en vigueur, à confirmer à chaque revalorisation sur ameli.fr.
Au forfait départemental : forfait de départ + (distance moins les 3 kilomètres inclus × tarif kilométrique) + valorisation du trajet court jusqu'à 18 km, le tout majoré de 50 % la nuit (20 h à 8 h), de 25 % le dimanche et les jours fériés en journée et de 50 % la nuit de ces jours. Un trajet de 35 kilomètres de jour coûte donc 15,75 € + 35,20 €, soit 50,95 € pour une entreprise certifiée, et 12,11 € + 29,76 €, soit 41,87 € pour une entreprise non certifiée en zone B. S'y ajoutent les suppléments éventuels (gare, port ou aéroport, patient en fauteuil roulant), non majorés, et les péages et frais de stationnement facturés au réel.
Il n'existe pas de grille spécifique aux longues distances : le même tarif kilométrique s'applique jusqu'au dernier kilomètre, sans dégressivité. Un trajet de 180 kilomètres de jour au forfait départemental revient donc à 210,45 € pour une entreprise certifiée. Ce qui change au-delà de 150 kilomètres aller, c'est la procédure : le transport doit faire l'objet d'un accord préalable du service médical, demandé via le formulaire S3139. Sans cet accord, le transport reste à la charge du patient.
L'Assurance Maladie rembourse en règle générale 55 % de la base du tarif conventionnel, les 45 % restants formant le ticket modérateur, le plus souvent pris en charge par la mutuelle. La prise en charge atteint 100 % en cas d'affection de longue durée exonérante en lien avec le transport, de grossesse à partir du sixième mois, d'accident du travail ou de transfert d'un patient hospitalisé vers un autre établissement. Une franchise médicale de 4 € par trajet reste due par l'assuré, plafonnée à 8 € par jour et par transporteur et à 50 € par an.
Sans prise en charge, l'Assurance Maladie ne rembourse rien : le transport est entièrement à la charge du patient. L'entreprise doit afficher ses prix, dans ses locaux et dans chaque véhicule, et remettre une facture ; le plus sûr est de demander le prix avant le départ. Le cas se présente sans prescription établie avant le trajet (hors urgence, seul cas où elle peut être établie après coup), hors situation ouvrant droit (une simple consultation ne suffit pas) ou après refus d'accord préalable au-delà de 150 km.


