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Contrôles CPAM 2026 : les 12 points vérifiés en ambulance

Contrôles CPAM ambulance 2026 : les 12 points vérifiés par la caisse, la checklist d'auto-audit et la procédure d'indu après contrôle, délais compris.

Équipe SanteMobilePublié le Mis à jour le 19 min de lecture
Contrôles CPAM 2026 en transport sanitaire : checklist des 12 points vérifiés par la caisse et pièces justificatives à fournir
Sommaire, 9 parties

Un contrôle CPAM en transport sanitaire porte toujours sur les mêmes briques : prescription, pièces justificatives, kilométrage, forfaits, facturation, qualification de l'équipage, traçabilité. Et s'il débouche sur un indu, la caisse peut remonter trois ans en arrière, sauf en cas de fraude, à compter de la date de paiement de la somme indue. Ce n'est pas 24 mois, contrairement à ce que l'on lit souvent : l'article L. 133-4 du code de la sécurité sociale (nouvel onglet) fixe une prescription de trois ans.

Ce qui change en 2026, c'est le cadre autour du contrôle, pas la nature des points vérifiés. Une société préparée passe l'audit sans stress, parce que sa chaîne numérique a déjà classé les preuves. C'est ce que nous outillons avec notre plateforme de régulation : un logiciel qui horodate chaque mission au fil de l'eau et produit un export des courses au format CSV/XLSX, sans connecteur direct vers votre logiciel de facturation. La télétransmission SEFI et la géolocalisation certifiée sont sur notre feuille de route.

Voici les 12 points qu'un contrôleur CPAM vérifie en 2026, la checklist d'auto-audit à lancer dès demain, et ce que presque personne ne documente : ce qui se passe après le contrôle, la procédure d'indu et ses délais, et la différence entre un indu, une pénalité financière et un déconventionnement.

Pourquoi les contrôles CPAM s'intensifient en 2026

La pression vient du cadre conventionnel. Le protocole d'accord du 29 septembre 2025 (nouvel onglet) fixe un objectif de « strictement plus de 30 % de transports partagés d'ici fin 2027 » et chiffre l'enjeu : « un point de transport partagé correspond à 2,5 M€ d'économies ». Le même texte instaure « une baisse des tarifs socles en VSL et ambulance pour les entreprises non encore incluses dans cette démarche de certification ». Concrètement, le forfait de départ ambulance est minoré de 20,5 %, tandis que le tarif kilométrique ambulance reste identique ; en VSL, le kilomètre est minoré lui aussi. Quand l'enveloppe se resserre par la tarification, la vérification des flux suit.

Côté équipement, le calendrier est public. Le même protocole prévoit qu'« à compter du 1er juillet 2027, seuls les flux certifiés de niveau 3 à 5 pourront être facturés aux tarifs majorés ». En amont, la loi du 25 juin 2026 impose aux entreprises conventionnées d'équiper l'ensemble de leurs véhicules d'un dispositif de géolocalisation certifié par l'assurance maladie et d'un système électronique de facturation intégré, à une date fixée par décret et au plus tard le 1er janvier 2027. Deux nuances comptent : cette date plafond n'est pas la date d'entrée en vigueur, et les conditions d'utilisation du dispositif renvoient à un décret en Conseil d'État qui n'est pas paru. On connaît l'obligation et son échéance maximale, pas ses modalités. La télétransmission SEFI donne par ailleurs à la caisse une lecture continue des facturations.

Trois typologies coexistent. Le contrôle sur pièces, déclenché à distance, demande un export de missions sur une période donnée. Le contrôle sur place mobilise les contrôleurs dans vos locaux. Le contrôle ciblé intervient sur un motif précis : forfait suspect, série sans accord préalable, kilométrage atypique. Dans les trois cas, le résultat dépend moins de la bonne foi de la société que de sa capacité à produire vite la chaîne complète de preuves.

Les 12 points vérifiés par la CPAM en 2026

1. Conformité de la prescription médicale de transport

Le contrôleur exige une prescription datée, signée par un médecin habilité, lisible et cohérente avec le motif clinique. Il vérifie le type de véhicule prescrit (ambulance, VSL, taxi conventionné), une date d'établissement antérieure ou simultanée au transport, et la conformité au formulaire Cerfa en vigueur. Une prescription manquante ou non conforme génère un indu intégral sur la facture concernée.

2. Cohérence entre le trajet réel et le kilométrage facturé

Le kilométrage facturé doit correspondre au trajet réellement effectué : c'est l'écart le plus simple à objectiver, et le plus difficile à défendre sans trace horodatée. Ne vous trompez pas de texte pour le justifier. La géolocalisation certifiée relève de l'avenant 11 du 13 avril 2022, qui réserve une tarification majorée aux véhicules géolocalisés certifiés, et de la loi du 25 juin 2026 qui en fera une obligation. L'avenant 8, publié le 20 juillet 2017, porte sur la tarification des ambulances en fin de garde : il ne crée aucune obligation de géolocalisation ni de facturation électronique.

3. Lecture effective de la carte Vitale en début de mission

La carte Vitale doit être lue à la prise en charge du patient, avec le lecteur mobile relié à votre logiciel de facturation (SanteMobile ne lit pas la carte Vitale), et le contrôleur recherche la trace horodatée de cette lecture. Une lecture absente ou faite après la mission fragilise la facture, surtout si les droits du patient ont évolué entre la prescription et le transport.

4. Facture signée par le patient ou son représentant

La facture ou son annexe (l'attestation de service fait) doit porter la signature du patient ou de son représentant (parent d'un mineur, représentant d'un majeur protégé) ou, s'il n'est pas en état de signer, la mention « Impossibilité physique ou mentale de signer ». Le bon de transport, lui, est signé par le prescripteur. Le contrôleur vérifie la signature, papier ou numérisée, et la qualité du signataire : une facture sans signature ni mention n'est pas « dûment complétée », même si le transport a eu lieu. Les cas particuliers (mineur, majeur protégé, patient inconscient, série, tablette) sont détaillés dans notre guide de la signature du patient en transport sanitaire. L'application mobile de l'équipage SanteMobile ne couvre pas ce point : elle enregistre une preuve de dépose horodatée (confirmation du patient, ou signature ou attestation de l'ambulancier), qui atteste la dépose mais ne remplace pas la signature de la personne transportée.

5. Application correcte des forfaits et des majorations

Le contrôleur vérifie que chaque mission est facturée au forfait correspondant à sa nature réelle : ambulance ou VSL, zone tarifaire, créneau horaire, majoration de nuit, de dimanche ou de jour férié. Une confusion entre forfaits, fréquente quand le paramétrage logiciel n'est pas à jour, génère des indus mécaniques sur des séries entières. Le détail figure dans notre grille tarifaire CPAM commentée.

6. Régularité de la facturation électronique

Le contrôleur regarde la régularité des flux et le traitement des rejets, pas seulement leur volume. Une société qui transmet au fil de l'eau présente un historique lisible ; une société qui accumule plusieurs semaines de missions non transmises reconstitue des dossiers anciens dont les pièces ont bougé. L'Assurance Maladie résume l'intérêt du système électronique de facturation intégrée en deux promesses : « Zéro rejet », « Zéro papier ».

7. Vérification des droits Vitale, ALD, mutuelle et AME

Le contrôleur compare le régime facturé aux droits réels du patient au moment du transport : ALD, mutuelle, AME, CMU-C, régimes spéciaux. Une facturation CPAM appuyée sur des droits non rafraîchis depuis la prise de rendez-vous est exposée à un rejet, même si la mission a été réalisée. La vérification doit être documentée au dossier.

8. Justification des séries de transports et des accords préalables

L'accord préalable du service médical est exigé pour une série d'au moins quatre transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d'un même traitement, sauf si ces transports sont en lien avec une affection de longue durée. Le contrôleur vérifie donc deux choses, dans cet ordre : la série entrait-elle dans le champ de l'accord préalable, et si oui, l'accord existe-t-il, daté et antérieur au premier transport concerné. Le détail de la règle et de son exception est traité plus bas.

9. Conformité du véhicule

Le contrôleur croise les missions facturées avec le parc déclaré : immatriculation, catégorie de véhicule, équipement réglementaire, visite technique, contrat de désinfection. Une mission facturée sur un véhicule indisponible ou non conforme déclenche un signalement. Un logiciel ambulancier qui rattache chaque course à un véhicule précis rend ce croisement immédiat. Chez SanteMobile, chaque course acceptée porte son véhicule et l'aide à l'affectation vérifie sa compatibilité (capacités, équipements) ; les échéances d'assurance et de contrôle technique sont stockées dans la fiche véhicule, mais aucune alerte ne les surveille : leur suivi reste à votre charge.

10. Qualification de l'équipage

Chaque transport doit être réalisé par un équipage conforme : diplôme d'État d'ambulancier, auxiliaire ambulancier, formation continue à jour, binôme respecté en ambulance. Le contrôleur demande la liste nominative du personnel, ses diplômes et ses contrats. Une mission facturée avec un équipage incomplet ou non qualifié est requalifiée.

11. Conservation et production des pièces justificatives

La bonne référence n'est pas une durée d'archivage entendue de bouche à oreille, c'est la fenêtre pendant laquelle la caisse peut agir : trois ans, sauf fraude, à compter de la date de paiement de la somme indue. Prescriptions, bons de transport, lectures Vitale, relevés de trajet et journaux de télétransmission doivent rester produisibles au moins sur cette fenêtre, dans un format traçable. Les autres obligations, comptables ou sociales, ont leurs propres durées : elles se vérifient dans leur texte, jamais par analogie.

12. Conformité RGPD et HDS

Les données patient transitent par un environnement réglementé : RGPD dans le transport sanitaire, hébergement HDS, journalisation des accès, gestion des consentements. Un défaut RGPD ne génère pas directement un indu, mais il fragilise le dossier de conformité et relève d'une autorité distincte. Sur la géolocalisation des véhicules, la CNIL (nouvel onglet) retient une durée de conservation de principe de deux mois, portée à un an pour l'optimisation des tournées ou la preuve des interventions, et à cinq ans pour le suivi du temps de travail. Le responsable de traitement est l'entreprise de transport, pas son éditeur de logiciel.

Checklist d'auto-audit : tableau récapitulatif

Confrontez chaque ligne à votre organisation actuelle. Si vous ne pouvez pas produire le document en moins de cinq minutes, considérez le point comme à risque.

Point de contrôleQuestion à se poserDocument à fournir
Prescription médicaleDatée, signée, lisible, motif cohérent ?Prescription numérisée Cerfa
KilométrageTrajet réel = kilométrage facturé ?Relevé de trajet horodaté + facture
Lecture VitaleHorodatée à la prise en charge ?Log du lecteur Vitale ou du logiciel de facturation
Facture ou annexeSignature du patient ou de son représentant, ou mention d'impossibilité ?Facture ou attestation de service fait signée
Forfait conventionnelParamétrage logiciel à jour ?Tarification appliquée + grille
Facturation électroniqueFlux au fil de l'eau, rejets retraités ?Journal de télétransmission
Droits VitaleVérifiés en début de mission ?Lecture Vitale + retour ADR
Série de transportsAccord préalable exigé, ou lien avec une ALD ?Accord du service médical ou statut ALD
VéhiculeImmatriculation + conformité ?Carte grise + visite technique
ÉquipageDiplômes + binôme conformes ?Contrats + DEA / AA
Pièces archivéesProduisibles sur 3 ans + format traçable ?Archive numérique horodatée
RGPD / HDSHébergeur certifié + journal accès ?Attestation HDS + registre RGPD

Les 5 motifs de redressement les plus fréquents

Cinq motifs reviennent régulièrement. Ils ne relèvent presque jamais de la mauvaise foi, mais d'une rupture dans la chaîne de preuve entre la mission et la facture.

  1. Kilométrage facturé supérieur au trajet réel. L'impact ne se devine pas, il se calcule : le tarif kilométrique conventionnel d'une ambulance est de 2,44 € par kilomètre. Un écart moyen de 5 km sur 300 missions représente 3 660 € de reprise hors majorations, et la caisse peut remonter trois ans. Correctif : supprimer la ressaisie manuelle, brancher la facturation sur un relevé de trajet horodaté.
  2. Pièces justificatives manquantes ou illisibles. Indu intégral sur les missions sans preuve. Correctif : collecter les pièces dès la prise en charge et les classer par mission.
  3. Forfait inadapté. Reprise sur une série entière dès que le paramétrage logiciel a pris du retard sur une évolution conventionnelle. Correctif : audit du paramétrage à chaque évolution.
  4. Flux de facturation accumulés et rejets non retraités. Des dossiers reconstitués dans l'urgence, sur des missions anciennes dont les pièces ont bougé. Correctif : transmission quotidienne, alerte sur les rejets restés sans reprise.
  5. Série facturée sans l'accord préalable qu'elle exigeait. Volumes élevés quand une seule prescription couvre des dizaines de trajets, comme sur les transports récurrents de dialyse ou de chimiothérapie. Correctif : un contrôle déclenché au quatrième transport de plus de 50 km aller sur deux mois pour un même traitement, après vérification du statut ALD du patient.

Tous partagent une même racine : l'absence de chaîne numérique unifiée entre la mission terrain, la régulation et la facturation.

Comment se préparer : auto-audit en 6 étapes

Un auto-audit sur un échantillon tiré au sort fait remonter l'essentiel des écarts systémiques : un défaut de paramétrage se reproduit à l'identique sur toutes les missions concernées. Voici la séquence à appliquer ce trimestre, sans attendre une notification de contrôle.

  1. Extraire 50 missions aléatoires du dernier trimestre, mélangeant ambulance et VSL, jour et nuit, urgence et série.
  2. Croiser facture, prescription, bon de transport, lecture Vitale, relevé GPS pour chaque mission. Documenter les écarts.
  3. Vérifier la chaîne SEFI : date d'envoi, statut retour, motif de rejet le cas échéant.
  4. Tester l'export contrôleur depuis votre logiciel actuel : délai de génération, intégrité du PDF, scellement, traçabilité des modifications.
  5. Auditer le paramétrage des forfaits : grille tarifaire conventionnelle à jour, majorations correctes, zones tarifaires conformes.
  6. Documenter les écarts et bâtir un plan 30 / 60 / 90 jours : correctifs immédiats, paramétrages, formation des équipes, choix d'outil si la chaîne actuelle ne tient pas le choc.

Un tableau de bord ambulance qui suit en continu les indicateurs critiques (taux de rejet, délai SEFI, écart GPS, taux de pièces manquantes) transforme cet exercice ponctuel en pilotage permanent. C'est la différence entre subir un contrôle et l'anticiper.

Faut-il un accord préalable pour une série de dialyse ?

Non, lorsque les transports sont en lien avec une affection de longue durée. L'accord préalable vise les séries d'au moins quatre transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d'un même traitement, sauf si ces transports sont liés à une ALD. Une série de dialyse en ALD sort donc du champ.

C'est la confusion la plus répandue du secteur. Beaucoup de sociétés ont retenu le seuil de « quatre transports » sans les deux conditions qui l'accompagnent, la distance de plus de 50 km aller et la fenêtre de deux mois pour un même traitement, et sans l'exception qui neutralise la règle sur les pathologies chroniques. Dialyse, chimiothérapie et radiothérapie relèvent le plus souvent d'une ALD : cela se vérifie au dossier du patient, cela ne se suppose pas.

Trois autres situations restent soumises à accord préalable : le transport de plus de 150 km aller, le transport en avion ou en bateau de ligne régulière, et les transports vers un CAMSP, un CMPP, une maternité éloignée ou un SAMSAH. La demande passe par le formulaire n° S3139 (nouvel onglet) adressé au service médical de la caisse, et l'absence de réponse dans les quinze jours suivant l'envoi vaut accord, sauf urgence attestée par le prescripteur.

Ne confondez pas deux questions. Savoir si un transport ouvre droit à prise en charge se tranche avant le départ ; cette grille de décision est détaillée dans notre article sur les situations remboursées et leurs tarifs. Le contrôle a posteriori ne rejoue pas ce raisonnement : il regarde ce que vous produisez. Une série se défend avec l'une de ces trois pièces, une seule suffit :

  1. L'accord du service médical, daté et antérieur au premier transport concerné par la demande.
  2. La preuve que le silence a joué : date d'envoi du formulaire S3139 et absence de réponse au-delà de quinze jours.
  3. L'élément qui fait sortir la série du champ : le lien avec une ALD, des trajets de 50 km aller ou moins, un étalement au-delà de deux mois, ou des traitements distincts.

Un dossier qui ne contient aucune des trois est indéfendable, même si le transport a eu lieu et qu'il était médicalement justifié.

Que se passe-t-il après le contrôle ? La procédure d'indu, étape par étape

La caisse notifie l'indu par un courrier qui permet soit de payer, soit de présenter des observations. Le transporteur dispose de deux mois pour répondre. À défaut, la somme est récupérée par retenue sur les versements à venir. Après rejet des observations, une mise en demeure par lettre recommandée précède la contrainte délivrée par le directeur.

Ce déroulé est fixé par le texte de l'article L. 133-4 (nouvel onglet), qui commence par une borne à connaître avant tout le reste : l'action en recouvrement se prescrit par trois ans, sauf fraude, à compter de la date de paiement de la somme indue. Ni la date de la mission, ni celle de la facture, ni celle du contrôle : la date à laquelle la caisse a versé.

  1. Notification de l'indu. La caisse adresse une notification permettant soit de payer, soit de présenter des observations.
  2. Deux mois pour agir. Le délai court à compter de la notification : vous payez, ou vous présentez des observations appuyées sur les pièces du dossier.
  3. Retenue sur les versements à venir. À défaut de paiement et d'observations, la caisse récupère la somme sur les règlements suivants.
  4. Mise en demeure. Après rejet des observations, la caisse adresse une mise en demeure par lettre recommandée.
  5. Contrainte. À l'issue, le directeur de l'organisme peut délivrer une contrainte.

En cas de fraude, une indemnité équivalant à 10 % des sommes réclamées s'ajoute à l'indu. C'est aussi la seule hypothèse dans laquelle la prescription de trois ans ne joue pas.

ÉtapeDélaiQui agitPièce à produire
Notification de l'induDans les 3 ans du paiement, sauf fraudeLa caisseRien encore : lire et qualifier chaque ligne
Observations ou paiement2 mois après la notificationLe transporteurPrescription, bon signé, relevé de trajet, journal de facturation
Retenue sur les versements à venirÀ défaut de réponseLa caisseRapprochement des règlements reçus
Mise en demeureAprès rejet des observationsLa caisseRéponse motivée, ligne par ligne
ContrainteAprès la mise en demeureLe directeur de l'organismeDossier complet, voies de contestation

Deux voies de contestation existent au-delà du dialogue direct avec la caisse : la commission de recours amiable, puis le pôle social du tribunal judiciaire. Leurs délais de saisine ne figurent pas à l'article L. 133-4 : ils se vérifient sur la notification reçue et auprès de la caisse, jamais sur un délai lu ailleurs.

Indu, pénalité financière, déconventionnement : trois choses différentes

Ces trois mots circulent comme des synonymes alors qu'ils ne relèvent ni de la même logique, ni du même texte, ni des mêmes conséquences. Recevoir une notification d'indu ne veut pas dire que l'on est sanctionné, et encore moins que l'on va perdre son conventionnement.

L'indu. C'est la restitution d'une somme versée à tort, pas une sanction : elle remet les comptes à leur état normal. Son régime tient à l'article L. 133-4 : prescription de trois ans à compter du paiement, deux mois pour présenter des observations, récupération possible par retenue sur les versements à venir.

La pénalité financière. C'est une sanction et non une restitution : elle vise un manquement caractérisé, pas une somme versée à tort, et s'ajoute au remboursement de l'indu au lieu de s'y substituer. L'article L. 133-4 en donne l'illustration la plus proche : en cas de fraude, une indemnité de 10 % des sommes réclamées s'ajoute à l'indu.

Le déconventionnement. C'est la sortie de la convention nationale des transporteurs sanitaires du 26 décembre 2002, socle de toute la tarification opposable. Ses conditions et sa procédure sont fixées par la convention, pas par l'article L. 133-4 : un indu, même élevé, ne s'y traduit pas mécaniquement. C'est la mesure la plus lourde du secteur.

La chaîne SanteMobile pour anticiper les contrôles CPAM

Un contrôle CPAM ne se prépare pas la veille. Il se prépare à chaque mission, par la qualité des données collectées et la solidité du scellement. C'est la logique que nous suivons chez SanteMobile, sur le maillon que nous couvrons : produire, en passant, une partie des preuves de transport, l'horodatage des courses et la preuve de dépose, sans prétendre couvrir les pièces médicales ni la facturation. Pour la vue d'ensemble du produit, consultez notre logiciel ambulancier complet, du planning à l'export des courses.

Concrètement, voici la chaîne cible et où nous en sommes aujourd'hui :

  1. L'ambulancier démarre la mission depuis l'application ambulancier : le statut change d'un glissement, et la preuve de dépose (confirmation du patient, ou signature ou attestation de l'ambulancier) est capturée à l'arrivée. La prescription et le bon de transport restent hors de SanteMobile, dans votre logiciel de facturation.
  2. Le suivi de course horodate départ et arrivée ; la géolocalisation certifiée qui scelle le kilométrage exploitable face à un contrôleur est sur notre feuille de route.
  3. Les statuts remontent en temps réel dans le dashboard de régulation : chaque course garde son historique horodaté et sa preuve de dépose.
  4. Un export des courses au format CSV/XLSX est généré pour être reporté dans votre logiciel de facturation, sans connecteur direct ; la facturation CPAM et la télétransmission SEFI sont sur notre feuille de route, sans date annoncée.
  5. Chaque course est horodatée et sa preuve de dépose non modifiable ; les données sont hébergées en France, les sauvegardes en Europe, avec un export CSV/XLSX disponible à tout moment ; la certification HDS est sur notre feuille de route.

Pour les sociétés qui veulent l'adopter sans engagement, l'accès bêta reste ouvert, partout en France. Pour celles qui veulent évaluer l'outil, la démo interactive montre le dashboard sur des données fictives, et la bêta permet ensuite de l'essayer sur vos propres courses.

Vous voulez aborder votre prochain contrôle CPAM avec des courses déjà horodatées et des déposes prouvées, plutôt que reconstruites de mémoire ? Testez gratuitement SanteMobile et découvrez ce que la régulation peut documenter en passant. Les pièces médicales et la facturation restent dans votre logiciel agréé.

Écrit par

Équipe SanteMobile

L'équipe SanteMobile regroupe les co-fondateurs impliqués dans la conception, le développement et la conformité de la plateforme SaaS ambulancier.

Questions fréquentes

L'action en recouvrement d'un indu se prescrit par trois ans, sauf en cas de fraude, à compter de la date de paiement de la somme indue, selon l'article L. 133-4 du code de la sécurité sociale. Le point de départ n'est donc ni la date de la mission, ni celle de la facture, mais celle du versement par la caisse. Une somme payée en mars 2024 reste récupérable jusqu'en mars 2027.

La notification d'indu permet soit de payer, soit de présenter des observations, et ouvre un délai de deux mois pour le faire. À défaut de réponse, la caisse récupère la somme par retenue sur les versements à venir. Si les observations sont rejetées, elle adresse une mise en demeure par lettre recommandée, avant une éventuelle contrainte délivrée par le directeur de l'organisme. Produire vite la prescription, le bon de transport signé et le relevé de la mission est ce qui permet de faire tomber un indu mal fondé.

Non, lorsque les transports sont en lien avec une affection de longue durée. L'accord préalable vise les séries d'au moins quatre transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d'un même traitement, sauf si ces transports sont liés à une ALD. Une série de dialyse ou de chimiothérapie réalisée au titre d'une ALD sort donc du champ de l'accord préalable pour ce motif : le statut ALD se vérifie au dossier du patient.

Cinq motifs reviennent dans les contrôles : le kilométrage facturé supérieur au trajet réellement effectué, les pièces justificatives manquantes ou illisibles, le forfait ou la majoration mal appliqués, les flux de facturation accumulés avec des rejets non retraités, et la série de transports facturée sans l'accord préalable qu'elle exigeait. Tous partagent une même racine : l'absence de chaîne numérique unifiée entre la mission terrain et la facturation.

Le plus efficace est de mener un auto-audit trimestriel sur une cinquantaine de missions tirées au sort, en croisant facture, prescription, bon de transport, lecture Vitale et relevé de trajet. Documenter les écarts et corriger le paramétrage des forfaits avant toute notification permet d'aborder un contrôle sans reconstituer les pièces dans l'urgence.

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