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SantéMobile
Bêta gratuite

Logiciel ambulance en Suisse romande : planifier les transports de patients et les transferts

SanteMobile est un logiciel de régulation pour les entreprises romandes autorisées à transporter des patients : planning, affectation des équipages, application équipage, application patient gratuite, exports CSV/XLSX. Il sert le transport programmé (transferts S3, dialyse, EMS, retours d'hospitalisation), pas la centrale 144 ni les interventions primaires.

Ce qu'il ne fait pas : aucune facture, aucun lien avec les caisses-maladie, aucune donnée médicale. Données hébergées en France (VPS), sauvegardes en Europe (Cloudflare R2, Europe de l'Ouest). Gratuit pendant la bêta.

Données de démonstration.

Périmètre

Primaire, secondaire, transport de patients : où se situe SanteMobile

En Suisse romande, le vocabulaire est celui de l'Interassociation de sauvetage (IAS) et des règlements cantonaux. Les interventions primaires, de P1 à P3, relèvent du sauvetage : elles sont engagées par la centrale 144, sans planification préalable. Les interventions secondaires sont des transferts. Dans le canton de Vaud, le règlement RUPH en distingue trois niveaux : S1, transfert d'un patient avec atteinte des fonctions vitales ; S2, transfert sans atteinte des fonctions vitales mais dont le départ ne pourrait pas être différé ; S3, « transfert programmé d'un patient, sans atteinte des fonctions vitales ».

Les directives de l'IAS ajoutent une catégorie S4 : le transport d'un patient stable, sans risque d'aggravation et sans surveillance médicale au moyen d'appareils. Une entreprise peut obtenir une reconnaissance S3-S4 ou S4 seule, et se nommer alors « service de transport de patients reconnu IAS ». Ces reconnaissances existent depuis le 1er janvier 2023, et les cantons ont déclaré ces directives contraignantes. L'IAS publie la liste des services de secours reconnus (nouvel onglet) (en Suisse romande : 9 dans le canton de Vaud, 6 à Genève, 6 en Valais, 4 à Fribourg, 3 à Neuchâtel, 1 dans le Jura), mais aucune liste publique des services reconnus S3 ou S4.

SanteMobile se place exactement sur ce second terrain : les transferts S3 et les transports de patients, c'est-à-dire tout ce qui se planifie la veille ou le matin même. Un retour d'hôpital, un résident d'établissement médico-social (EMS) qui va en consultation, une série de dialyse : autant de courses à affecter à un équipage, à un véhicule adapté et à une heure de rendez-vous. Pour la différence complète entre les deux métiers, lisez notre article service de sauvetage ou transport de patients en Suisse.

Réglementation

Ce que la réglementation romande demande, et ce que SanteMobile fait

Six règles encadrent le transport de patients en Suisse romande. Pour chacune, ce qu'elle demande et ce que le logiciel fait réellement. « Hors logiciel » signale une règle qui vise votre entreprise, son personnel ou le payeur, et qu'aucun outil de planification ne porte à votre place.

Réglementation suisse et cantonale du transport de patients, et ce que SanteMobile fait (relevé du 28 octobre 2026)
Ce que la règle demandeCe que SanteMobile fait
OPAS art. 26 et 27 : l'assurance de base prend en charge 50 % des frais d'un transport médicalement indiqué, au plus 500 francs par année civile, et 50 % des frais de sauvetage en Suisse, au plus 5000 francs.OPAS, RS 832.112.31 (fedlex) (nouvel onglet)Hors logicielLe remboursement se règle entre le patient, sa caisse-maladie et votre facturation. SanteMobile planifie les courses, dont les séries (dialyse, traitements répétés), sans porter de montant.
RUPH (Vaud) art. 5 al. 3 : les demandes d'interventions secondaires peuvent être formulées directement aux entreprises autorisées ; les délais sont fixés d'entente entre le demandeur et le prestataire.RUPH, BLV 810.81.1 (lexfind) (nouvel onglet)CouvertC'est le flux que SanteMobile sert : votre régulateur saisit la demande reçue par vos canaux habituels (patient, lieux, heure de rendez-vous, mobilité), l'accepte ou la refuse avec un motif, puis l'affecte. Le délai reste convenu entre vous et le demandeur ; le logiciel horodate chaque étape.
RUPH (Vaud) art. 13 et 14 : quatre types d'autorisation d'exploiter, dont une pour les services qui effectuent des interventions S3 ; l'autorisation est personnelle, intransmissible et de durée limitée.RUPH, BLV 810.81.1 (lexfind) (nouvel onglet)Hors logicielL'autorisation est délivrée à votre service par le département en charge de la santé : elle vise l'entreprise, pas son logiciel. SanteMobile organise les courses que votre autorisation couvre.
Directives IAS (S3 et S4) : la reconnaissance « service de transport de patients reconnu IAS » vise l'entreprise ; une reconnaissance S3-S4 ou S4 seule est possible.Directives IAS transport (144.ch, PDF) (nouvel onglet)Hors logicielLa reconnaissance IAS porte sur votre organisation, pas sur un logiciel. SanteMobile garde la trace de chaque course (équipage, véhicule, horaires, preuve de dépose).
nLPD art. 16 et OPDo art. 8 : des données personnelles peuvent être communiquées vers un État dont le niveau de protection est reconnu adéquat ; la France figure à l'annexe 1 de l'OPDo.LPD, RS 235.1 (fedlex) (nouvel onglet)CouvertDonnées hébergées en France (VPS), sauvegardes en Europe (Cloudflare R2, Europe de l'Ouest). Licite pour une entreprise privée ; un service public reste soumis à sa loi cantonale (LIPAD à Genève, LPrD dans le canton de Vaud), plus restrictive : à voir avec le canton avant tout engagement.
Code pénal art. 321 : selon la doctrine, le secret professionnel s'applique aux ambulanciers.CouvertAucune donnée médicale dans SanteMobile (ni prescription, ni motif de transport, ni numéro AVS). Les fiches patients (identité, adresse, lieux de rendez-vous) restent des informations couvertes par ce secret : les accès sont cloisonnés par société et par rôle.

Autorisation cantonale

Une autorisation par canton, jamais pour le logiciel

L'autorisation d'exploiter un service d'ambulances relève des cantons : chaque canton romand délivre la sienne, selon ses propres textes.

  • Genève : la LTSU (K 1 21) désigne le département chargé de la santé comme autorité compétente ; le règlement RISanté (K 2 05.06, art. 45 et 46) fixe les conditions d'autorisation, dont un médecin répondant et une convention avec la CASU. Autorité : Direction générale de la santé.
  • Vaud : le RUPH distingue quatre types d'autorisation d'exploiter (P1/P2, P3, S1/S2, S3), cumulables, délivrées par le département en charge de la santé.
  • Valais : la LOSS (810.8) soumet l'exploitation à l'autorisation du département, sur préavis de l'OCVS, renouvelée périodiquement, et exige un siège social dans le canton.
  • Neuchâtel : chaque service d'ambulances et chaque SMUR doit être au bénéfice d'une autorisation d'exploiter délivrée par le département.
  • Fribourg : l'exploitation est subordonnée à une autorisation de la Direction, et le service doit satisfaire aux dispositions sur la reconnaissance de l'IAS.

Dans tous ces textes, l'autorisation vise le service : son personnel, ses véhicules, son organisation. Un logiciel n'est ni autorisé ni reconnu ; il aide seulement votre entreprise à tenir ce qu'elle s'est engagée à faire.

Plateforme

Une seule plateforme, trois outils

Le dashboard du régulateur, l'application de l'équipage et l'application du patient partagent les mêmes courses. Votre logiciel de facturation reste en place.

  • Le Fil du jour

    Une ligne par équipage, une bande « À affecter » en tête. Vous glissez un transfert S3 ou une course de dialyse sur l'équipage voulu : la ligne passe au rouge en cas de chevauchement d'horaire, sans jamais bloquer votre décision.

  • Plan du jour proposé

    Le moteur propose une journée entière selon quatre méthodes (Équilibré, Habitudes, Trajets, Charge), affichée en pointillés. Vous validez tout, par équipage ou course par course : rien n'est appliqué d'office.

  • Courses retour et kilomètres à vide

    « L'équipage dépose X à 15h20, Y part à 2 km de là » : la suggestion d'enchaînement apparaît sur le Fil, par exemple entre une sortie d'EMS et un retour d'hôpital. Le rapport d'activité compte les kilomètres à vide économisés sur les seules suggestions acceptées.

  • Preuve de dépose horodatée

    Chaque course terminée porte sa preuve : « forte » quand le patient confirme lui-même depuis son application, « déclarative » quand il signe sur le téléphone de l'ambulancier ou que l'ambulancier atteste avec un motif. Horloge serveur, aucune modification possible.

  • Courses en série

    Dialyse, radiothérapie, réadaptation : la série se crée une fois (jours actifs, heure de rendez-vous), puis les courses se génèrent d'elles-mêmes ; pause et reprise possibles.

  • Application équipage

    Sur iOS et Android : la tournée du jour, la course qui avance d'un glissement, l'appel direct au patient, la preuve de dépose. Sans réseau, les changements de statut partent en file d'attente et sont rejoués à la reconnexion.

  • Position pendant la course

    Pendant chaque course, de « En route » à la dépose, l'application de l'équipage partage la position du téléphone avec le régulateur et le patient ; aucune position hors course, seule la dernière est conservée.

  • Flotte et équipe

    Capacités (assis, brancard), équipements, planning des équipiers : l'aide à l'affectation en tient compte, et seuls les véhicules actifs sont proposés.

  • Export CSV et Excel

    Courses, patients, équipe, véhicules : tout s'exporte à la demande, sur une fenêtre de six mois au plus pour les courses. L'export ne porte aucun montant.

App patient

L'application patient, gratuite

Sur iOS et Android, l'application patient permet de réserver un transport, de suivre l'ambulance sur une carte pendant la course, de savoir qui vient le chercher (prénom, photo de l'ambulancier s'il en a déposé une, véhicule et plaque) et de confirmer soi-même sa dépose d'un seul bouton. Aucun tarif n'y est affiché, et l'application ne demande jamais la position du patient.

Une précision honnête : les entreprises suisses ne sont pas encore listées dans l'application patient, qui classe aujourd'hui les sociétés selon le département français du patient. La bêta en Suisse romande commence donc par le dashboard du régulateur et l'application équipage : vos demandes continuent d'arriver par téléphone, par e-mail ou par vos établissements partenaires, et votre régulateur les saisit.

Facturation

Facturation et caisses-maladie : ce que SanteMobile ne fait pas

SanteMobile n'émet aucune facture et n'a aucun lien avec les caisses-maladie. L'export CSV/XLSX ne porte aucun montant : il reprend les données de transport (date, heures, lieux, kilométrage estimé de l'itinéraire, équipage, véhicule, preuve de dépose) pour alimenter votre logiciel de facturation ou le travail de votre fiduciaire. Il n'existe aucun connecteur direct avec un logiciel de facturation.

Pour la QR-facture adressée au patient, l'export se reprend par exemple dans bexio (QR-facture et API dès le plan Advanced, 42 CHF par mois en annuel selon bexio.com) ou dans smallinvoice (dès 15 CHF par mois avec API). L'export ne porte aucun montant : le prix de chaque course vient de votre grille tarifaire. Les transports planifiés se facturent au patient, qui transmet la facture à sa caisse-maladie.

Côté patient, la règle fédérale est simple et vite atteinte. Selon l'OPAS (RS 832.112.31) (nouvel onglet), l'assurance obligatoire des soins prévue par la LAMal prend en charge 50 % des frais d'un transport médicalement indiqué, jusqu'à 500 francs par année civile (art. 26), et 50 % des frais de sauvetage en Suisse, jusqu'à 5000 francs (art. 27). Pour un patient en série, le plafond de 500 CHF est vite atteint : au-delà, l'assurance de base ne paie plus rien pour l'année civile.

Il existe aussi des transports bénévoles : la Croix-Rouge genevoise affiche 5 fr. par trajet, sur réservation au moins 72 heures avant et sans fauteuil roulant. Pour une entreprise de transport de patients, l'enjeu reste une organisation fiable des séries, que la LAMal paie ou non. Notre article transport dialyse en Suisse : qui paie, comment l'organiser détaille ces options.

Hébergement

Pourquoi les données ne sont-elles pas hébergées en Suisse ?

Les données de SanteMobile sont hébergées en France (VPS), les sauvegardes en Europe (Cloudflare R2, Europe de l'Ouest). Pour une entreprise privée, la nouvelle loi sur la protection des données le permet sans garantie supplémentaire : l'art. 16 de la nLPD (nouvel onglet) autorise la communication de données vers un État dont le Conseil fédéral a constaté le niveau de protection adéquat, et la France figure sur la liste de l'annexe 1 de l'OPDo (nouvel onglet), à côté de l'Allemagne, de la Belgique ou de l'Italie.

Ce n'est pas vrai partout. Un service public (service d'incendie et de secours, hôpital public, service communal) relève aussi de la loi cantonale, comme la LIPAD à Genève ou la LPrD dans le canton de Vaud, plus restrictives : la question se tranche alors avec le canton, avant tout engagement. Un éditeur alémanique comme Gartenmann Software (djooze, Winterthur) met en avant un hébergement en Suisse ; si c'est une exigence de votre établissement, SanteMobile ne la remplit pas, et nous préférons le dire ici.

Ce qui ne change pas d'un pays à l'autre : aucune donnée médicale (ni prescription, ni motif de transport, ni numéro AVS), des données chiffrées en transit (TLS 1.3), des accès cloisonnés par société et par rôle. Notre convention de sous-traitance n'est pas encore publiée : si votre responsable de la protection des données en a besoin, écrivez-nous. L'analyse complète est dans notre article nLPD : un logiciel d'ambulances hébergé en France, légal ?

Démarrer

Commencer en Suisse romande

Gratuit pendant la bêta. Le tarif de sortie, un forfait mensuel selon la taille de votre flotte, sera communiqué aux membres de la bêta avant toute facturation. Aucune carte bancaire n'est demandée.

Vous créez le compte de votre entreprise ; pendant la bêta, l'équipe SanteMobile l'active à la main et vous accompagne au démarrage (équipe, flotte, séries). Ce qui est prêt dès le premier jour : le dashboard du régulateur, l'application équipage sur iOS et Android, les exports. Ce qui ne l'est pas : la présence des entreprises suisses dans l'application patient. Le produit a été conçu avec des sociétés d'ambulances françaises et certains libellés restent français : dites-nous ce qui vous gêne.

Vous comparez plusieurs outils ? Notre comparatif des logiciels ambulanciers situe les principaux éditeurs, et notre guide logiciel de gestion d'ambulance : comment choisir liste les questions à poser avant de signer.

FAQ

Questions fréquentes en Suisse romande

Ce que demandent les responsables d'entreprises de transport de patients avant d'essayer.

Non. La reconnaissance de l'Interassociation de sauvetage (IAS), comme l'autorisation cantonale d'exploiter, vise l'entreprise de sauvetage ou de transport de patients : son personnel, ses véhicules, son organisation. Aucun logiciel n'est reconnu IAS. SanteMobile est un outil de régulation : il aide votre service à planifier, affecter et tracer ses courses, sans rien changer à votre autorisation ni à votre reconnaissance.

Pour une entreprise privée, oui : l'art. 16 de la nLPD autorise la communication de données vers un État dont le Conseil fédéral a constaté le niveau de protection adéquat, et la France figure à l'annexe 1 de l'OPDo. Les données de SanteMobile sont hébergées en France (VPS), les sauvegardes en Europe (Cloudflare R2, Europe de l'Ouest). Un service public (hôpital, service communal) relève en plus de la loi cantonale, comme la LIPAD à Genève ou la LPrD dans le canton de Vaud : la question se tranche alors avec le canton. Détails dans notre article nLPD et hébergement en France.

Pour les transports de patients programmés et les transferts S3 : consultations, retours d'hospitalisation, transferts entre établissements, séances de dialyse, résidents d'EMS. Les séries (une séance de dialyse les mêmes jours chaque semaine, par exemple) se créent une fois et se génèrent ensuite toutes seules. Le patient voyage assis, en fauteuil ou sur brancard : la mobilité est traitée comme une exigence de véhicule, jamais comme une donnée médicale.

Non. Les interventions primaires (P1 à P3) sont engagées par la centrale 144 de votre canton, avec ses propres outils. SanteMobile ne reçoit aucune alarme et n'a aucun lien avec les centrales 144. Il est pensé pour le transport programmé (transferts S3 et transports de patients), pas pour les transferts S1 et S2 (atteinte des fonctions vitales, ou départ qui ne peut pas être différé).

Gratuit pendant la bêta. Le tarif de sortie, un forfait mensuel selon la taille de votre flotte, sera communiqué aux membres de la bêta avant toute facturation. Aucune carte bancaire n'est demandée pour la bêta, et rien n'est facturé tant que ce tarif n'a pas été communiqué.

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Écrivez-nous ce que vous transportez et dans quel canton : nous vous dirons franchement si SanteMobile convient.