Réglementation · Transport sanitaire
Convention nationale transporteurs sanitaires : guide 2026
Convention nationale des transporteurs sanitaires : frise réelle des avenants, protocole de 2025 et obligation de géolocalisation certifiée à venir.

Sommaire, 9 parties
La convention nationale des transporteurs sanitaires privés est l'accord signé le 26 décembre 2002, appliqué en 2003, entre les syndicats du secteur ambulancier et l'Assurance Maladie. Elle fixe les tarifs, les conditions de prise en charge, les obligations de qualité et les modalités de facturation de toute société d'ambulance conventionnée. Elle a ensuite été modifiée par une suite d'avenants, du premier en 2003 à l'avenant 11 publié en 2023, puis complétée par un protocole d'accord du 24 septembre 2025.
Ce cadre conditionne votre activité au quotidien : tarifs, remboursements, obligations techniques et administratives. Pourtant, la chronologie de cette convention circule souvent déformée dans le secteur, au point que des obligations sont attribuées à des textes qui ne les portent pas.
Cet article remet la frise à sa place, texte par texte, avec sa date de publication réelle. Il répond ensuite à la question qui revient le plus souvent : quel texte impose vraiment la géolocalisation certifiée et la facturation électronique. C'est ce suivi réglementaire que nous entretenons chez SanteMobile pour que nos outils restent alignés sur le cadre en vigueur.
Qu'est-ce que la convention nationale des transporteurs sanitaires privés ?
La convention nationale des transporteurs sanitaires privés est un accord signé entre les syndicats représentatifs du secteur ambulancier et l'Assurance Maladie. Elle définit les conditions dans lesquelles les entreprises de transport sanitaire peuvent exercer en étant conventionnées, c'est-à-dire habilitées à pratiquer le tiers payant et à être remboursées par la Sécurité sociale.
Concrètement, la convention fixe :
- Les tarifs applicables aux différents types de transport (ambulance, VSL, TPMR)
- Les conditions de prise en charge par l'Assurance Maladie
- Les obligations des transporteurs en matière de qualité de service
- Les modalités de facturation et de remboursement, dont la signature de la personne transportée sur chaque facture (article 11, détaillé dans notre guide de la signature du patient en transport sanitaire)
- Les sanctions en cas de non-respect des règles
Sans conventionnement, une entreprise de transport sanitaire ne peut pas pratiquer le tiers payant. C'est donc un passage obligé pour toute société qui souhaite exercer dans des conditions viables.
La convention couvre l'ensemble des transporteurs sanitaires privés conventionnés, quel que soit le mode de transport remboursé : ambulance, véhicule sanitaire léger (VSL) et taxi conventionné, chacun avec sa grille tarifaire propre. Le mode facturable dépend de la prescription médicale, et les écarts de recette entre les deux modes sont importants : notre guide du prix au kilomètre en VSL détaille la grille assise, sensiblement plus basse que la grille ambulance.
Convention nationale ou conventionnement individuel ?
Deux notions proches sont souvent confondues. La convention nationale est le texte collectif, négocié entre les syndicats et l'Assurance Maladie, qui fixe les règles du jeu pour tout le secteur. Le conventionnement est la situation individuelle de votre société : le fait d'avoir adhéré à cette convention et d'être donc habilité à pratiquer le tiers payant.
Autrement dit, la convention nationale définit le cadre, et le conventionnement est votre porte d'entrée dans ce cadre. Vous restez soumis à toutes les évolutions de la convention tant que vous êtes conventionné, y compris aux nouvelles obligations introduites par avenant. Perdre son conventionnement, à l'inverse, revient à sortir du remboursement direct par la Sécurité sociale, ce qui rend l'activité difficilement viable.
Adhérer à la convention n'est d'ailleurs que la seconde étape d'un parcours en deux temps. Votre société doit d'abord obtenir l'agrément de l'Agence régionale de santé, qui autorise l'activité de transport sanitaire et vérifie les conditions de véhicules et d'équipage, avant de signer son adhésion à la convention auprès de la CPAM. La convention nationale décrite ici est donc le cadre collectif ; le conventionnement est l'aboutissement individuel de cette procédure.
Les origines : la convention de 2002
La convention nationale actuellement en vigueur a été signée le 26 décembre 2002 et est entrée en application en 2003. Elle constitue le socle conventionnel prévu par l'article L. 322-5-2 du code de la sécurité sociale et a posé les bases du fonctionnement moderne du transport sanitaire en France.
Les principes fondateurs de cette convention incluaient :
- La distinction entre les catégories de véhicules et les modes de transport remboursés
- Un système de tarification encadré, avec des forfaits et des indemnités kilométriques
- L'obligation de prescription médicale préalable pour la prise en charge
- L'organisation de la garde ambulancière pour assurer la continuité du service
À l'époque, la quasi-totalité des échanges avec l'Assurance Maladie se faisait sur papier. Les bordereaux de facturation partaient par courrier, les délais de remboursement pouvaient dépasser plusieurs semaines, et la traçabilité des transports reposait uniquement sur le déclaratif.
Les avenants successifs : la frise réelle, texte par texte
Depuis 2003, la convention a été modifiée par une série d'avenants, chacun répondant à une problématique précise : revaloriser des tarifs, organiser la garde, encadrer de nouvelles pratiques ou pousser la dématérialisation. Le tableau ci-dessous reprend la liste publiée par l'Assurance Maladie sur sa page de référence, avec les dates de signature et de publication.
| Texte | Signature | Publication | Objet principal |
|---|---|---|---|
| Convention nationale | 26 décembre 2002 | 2003 | Socle conventionnel (art. L. 322-5-2 CSS) |
| Avenant 1 | 25 juillet 2003 | Garde ambulancière | |
| Avenant 2 | 9 juillet 2004 | 7 décembre 2004 | Garde ambulancière |
| Avenant 3 | 27 mai 2005 | Garde ambulancière | |
| Avenant 4 | 31 juillet 2005 | Revalorisation ambulance et VSL, garde | |
| Avenant 5 | 5 août 2008 | Traçabilité, organisation, restructuration tarifaire | |
| Avenant 6 | 21 octobre 2011 | Maîtrise des dépenses, productivité, dématérialisation | |
| Avenant 7 | 4 juillet 2014 | Revalorisation VSL, suivi économique, téléservices | |
| Avenant 8 | 20 mars 2017 | 20 juillet 2017 | Tarification des ambulances en fin de garde |
| Avenant 10 | 22 décembre 2020 | 7 mars 2021 | Revalorisation VSL et ambulance, transport partagé, transports urgents |
| Avenant 11 | 13 avril 2022 | 6 mai 2023 | Tarification majorée pour véhicules géolocalisés certifiés |
Source : liste des avenants à la convention nationale publiée par l'Assurance Maladie (nouvel onglet). Deux enseignements sautent aux yeux quand on lit cette frise dans l'ordre. D'abord, la garde ambulancière a occupé les quatre premiers avenants, sur trois ans : c'était le sujet structurant des années 2000. Ensuite, l'avenant 8 n'est pas un texte récent, contrairement à ce qu'on lit souvent.
Garde ambulancière et revalorisations : les avenants 1 à 4 (2003 à 2005)
Les quatre premiers avenants portent presque exclusivement sur la garde ambulancière, c'est-à-dire l'organisation des permanences départementales qui garantissent une réponse la nuit, le week-end et les jours fériés. L'avenant 4, publié le 31 juillet 2005, y ajoute une revalorisation des tarifs ambulance et VSL.
Cette période a été stable sur le plan des obligations techniques. Les entreprises fonctionnaient encore largement de manière traditionnelle, avec une gestion papier dominante et une organisation de la garde négociée localement.
Traçabilité et dématérialisation : les avenants 5 à 7 (2008 à 2014)
Le tournant se joue à partir de 2008. L'avenant 5, publié le 5 août 2008, introduit des sujets de traçabilité, d'organisation et de restructuration tarifaire. L'avenant 6, publié le 21 octobre 2011, met la maîtrise des dépenses, la productivité et la dématérialisation au centre du texte. L'avenant 7, publié le 4 juillet 2014, revalorise le VSL et développe le suivi économique et les téléservices.
C'est donc bien dans ces trois textes, et non dans un avenant récent, que se trouve l'origine conventionnelle de la dématérialisation. Les entreprises qui se sont équipées d'outils numériques à cette période ont pris une avance qui ne s'est jamais démentie.
Avenant 8 (2017) : la tarification des ambulances en fin de garde
L'avenant 8 a été signé le 20 mars 2017 et publié le 20 juillet 2017. Son objet, tel qu'il figure au registre de l'Assurance Maladie, est la tarification des ambulances en fin de garde.
C'est un texte de tarification, pas un texte d'équipement. Il ne crée aucune obligation de géolocalisation et ne dit rien du système électronique de facturation intégrée. L'attribution de ces deux sujets à l'avenant 8 est l'erreur la plus répandue du secteur, et elle induit un décalage de plusieurs années dans la lecture du calendrier réglementaire.
Avenants 10 et 11 (2021 à 2023) : transport partagé, puis véhicules géolocalisés certifiés
L'avenant 10, signé le 22 décembre 2020 et publié le 7 mars 2021, revalorise les tarifs ambulance et VSL, encadre les transports urgents et met en place le dispositif de transport partagé. L'avenant 11, signé le 13 avril 2022 et publié le 6 mai 2023, introduit la tarification majorée pour les véhicules géolocalisés certifiés.
C'est donc l'avenant 11, et lui seul dans la sphère conventionnelle, qui relie la géolocalisation certifiée au niveau de tarif applicable. Sa logique est incitative : il ne bannit pas les véhicules non équipés, il rémunère mieux les entreprises engagées dans la démarche de certification. Cette nuance change tout dans la façon de raisonner sur un investissement d'équipement.
Le transport partagé, lui, est né avec l'avenant 10 et a été reconduit à l'avenant 11. Le protocole d'accord de septembre 2025 lui fixe un objectif chiffré : atteindre strictement plus de 30 % de transports partagés d'ici fin 2027. C'est un dispositif d'abord conventionnel, pensé pour réduire la dépense en mutualisant des trajets assis compatibles. Son pilotage opérationnel, le calcul de son taux et ses conséquences financières relèvent d'un sujet à part entière, que nous traitons dans notre analyse des pénalités du transport partagé.
Quel texte impose vraiment la géolocalisation et le SEFi ?
Ce n'est pas l'avenant 8, qui date de 2017 et porte sur les ambulances en fin de garde. La tarification majorée des véhicules géolocalisés certifiés vient de l'avenant 11 (2022), l'écart entre les deux grilles vient du protocole du 24 septembre 2025, et l'obligation d'équipement vient de la loi du 25 juin 2026, applicable au plus tard le 1er janvier 2027.
Cette confusion n'est pas anodine. Elle fait croire qu'une obligation existe depuis 2024, alors que le texte qui la crée date de juin 2026 et n'est pas encore entré en vigueur. Elle fait aussi passer pour une contrainte ce qui, côté conventionnel, reste une incitation tarifaire. Le tableau ci-dessous sépare les trois niveaux.
| Texte | Nature | Ce qu'il produit |
|---|---|---|
| Avenant 11, publié le 6 mai 2023 | Conventionnel | Tarification majorée pour les véhicules géolocalisés certifiés |
| Protocole du 24 septembre 2025, approuvé par arrêté du 29 septembre 2025 | Conventionnel | Baisse des tarifs socles pour les entreprises non encore certifiées (20,5 % sur le forfait de départ en ambulance), tarifs majorés de l'avenant 11 inchangés |
| Loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, article 27 | Législatif | Obligation d'équiper l'ensemble des véhicules d'une géolocalisation certifiée et d'un système électronique de facturation intégré |
L'article 27 de la loi du 25 juin 2026 (nouvel onglet) modifie l'article L. 322-5-3 du code de la sécurité sociale. Il vise les entreprises de transport sanitaire et les entreprises de taxi ayant conclu une convention avec un organisme local d'assurance maladie, et leur impose d'équiper l'ensemble de leurs véhicules d'un dispositif de géolocalisation certifié par l'assurance maladie ainsi que d'un système électronique de facturation intégré.
Deux réserves doivent accompagner toute lecture de ce texte, et c'est là que se trouve l'information utile. D'une part, l'entrée en vigueur intervient à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er janvier 2027 : écrire « au 1er janvier 2027 » sans réserve est inexact tant que le décret n'est pas paru. D'autre part, les conditions d'utilisation du dispositif de géolocalisation renvoient à un décret en Conseil d'État qui n'est pas paru non plus.
Autrement dit, à ce jour, le secteur connaît l'obligation et sa date plafond, mais pas ses modalités. C'est une situation inconfortable pour qui doit choisir un équipement, et une raison de plus de distinguer ce qui est acté de ce qui reste à préciser. Nos guides dédiés détaillent chacun des deux volets : les exigences attendues côté dispositif GPS certifié, et le fonctionnement du circuit de facturation électronique SEFi.
Un point de vocabulaire, enfin. Le SEFi est le système électronique de facturation intégrée, tel que l'Assurance Maladie le nomme. On lit fréquemment « système d'échange de flux informatisés » : c'est une reconstruction du sigle, pas sa signification officielle.
Deux grilles tarifaires depuis le protocole de septembre 2025
Depuis le 1er octobre 2025, deux grilles coexistent. Les entreprises engagées dans la démarche de certification conservent les tarifs majorés prévus par l'avenant 11, inchangés par le protocole. Les entreprises non encore incluses dans cette démarche appliquent des tarifs socles abaissés, dont un forfait de départ ambulance minoré de 20,5 %. Le kilométrage de l'ambulance, lui, n'est pas concerné par cet écart, ce qui n'est pas le cas en VSL où le kilomètre est minoré également.
Cette bascule transforme une question d'équipement en question de recette. Le détail chiffré, forfait de départ par zone, tarif au kilomètre et majorations, figure dans notre grille des tarifs ambulance et VSL CPAM 2026, qui est la référence à jour sur ce point et qu'il vaut mieux consulter que reconstruire de mémoire.
En Wallonie, la logique est autre : les tarifs maxima du transport non urgent sont publiés chaque année par l'AVIQ, et l'avant-projet de décret TNUP prévoit un tarif unique plafonné à 900 € par trajet en ambulance et 450 € en VSL. Ce texte n'est pas adopté au 28 octobre 2026, comme l'explique notre article sur la réforme TNUP wallonne et son tarif unique.
Pour mesurer l'enjeu chez vous plutôt que de vous en remettre à une moyenne de secteur, le calcul tient en trois paramètres que vous êtes seul à connaître :
- Votre volume mensuel de courses en ambulance conventionnée.
- Le forfait de départ applicable à votre zone dans la grille majorée, à relever dans la grille en vigueur.
- L'écart de 20,5 % appliqué à ce forfait pour une entreprise non encore certifiée.
Multipliez l'écart unitaire par votre volume mensuel, puis par douze : vous obtenez l'ordre de grandeur annuel qui se joue sur la seule composante forfaitaire. Notre calculateur de tarif ambulance et VSL permet de poser ce calcul course par course, avec vos distances et vos horaires réels, plutôt que sur une moyenne.
Ce que la convention signifie concrètement pour votre entreprise
Vos obligations en tant que transporteur conventionné
En tant que société de transport sanitaire conventionnée, vous êtes soumis à un ensemble d'obligations qui se sont empilées au fil des textes. Le tableau ci-dessous les rattache chacune à sa source réelle, et distingue ce qui est déjà exigible de ce qui reste conditionné à un texte d'application.
| Obligation ou condition | Texte source | Statut aujourd'hui |
|---|---|---|
| Prescription médicale préalable | Convention de 2002 | Exigible |
| Tarifs conventionnés opposables | Convention de 2002 | Exigible |
| Participation à la garde ambulancière | Avenants 1 à 4 (2003 à 2005) | Exigible |
| Dématérialisation et téléservices | Avenants 6 et 7 (2011 et 2014) | Exigible |
| Véhicule géolocalisé certifié pour le tarif majoré | Avenant 11 (publié en 2023) | Condition tarifaire, pas obligation |
| Flux certifiés de niveau 3 à 5 pour facturer au tarif majoré | Protocole du 24 septembre 2025 | Applicable à compter du 1er juillet 2027 |
| Géolocalisation certifiée et facturation intégrée sur tous les véhicules | Loi du 25 juin 2026, article 27 | Date fixée par décret, au plus tard le 1er janvier 2027 |
La distinction entre les trois dernières lignes et les quatre premières mérite d'être gardée en tête lors d'un contrôle : on ne vous oppose pas de la même manière une règle en vigueur depuis 2003 et un dispositif dont le décret d'application n'est pas publié.
Les risques en cas de non-conformité
Le non-respect de la convention peut entraîner des conséquences sérieuses :
- Déconventionnement temporaire ou définitif : vous perdez le droit au tiers payant
- Sanctions financières : pénalités et reversements
- Contrôles renforcés : l'Assurance Maladie peut cibler votre entreprise
- Perte de prescripteurs : les établissements de santé préfèrent travailler avec des partenaires conformes
Ce que la convention prévoit pour 2027
Deux échéances datées structurent les dix-huit prochains mois. À compter du 1er juillet 2027, seuls les flux certifiés de niveau 3 à 5 pourront être facturés aux tarifs majorés. Et l'obligation légale d'équipement en géolocalisation certifiée et en facturation intégrée entre en vigueur à une date fixée par décret, au plus tard le 1er janvier 2027.
Ces deux échéances ne se recouvrent pas. La première est conventionnelle et porte sur le niveau de certification des flux de facturation : elle conditionne un tarif, pas le droit d'exercer. La seconde est législative et porte sur l'équipement des véhicules : elle crée une obligation, dont les modalités restent à préciser par décret en Conseil d'État.
S'y ajoute une troisième date issue du même protocole : l'ouverture du téléservice à la facturation des transports urgents pré-hospitaliers, annoncée comme opérationnelle au 1er janvier 2027 au plus tard. Et un objectif de volume, celui de dépasser strictement 30 % de transports partagés d'ici fin 2027.
Pour une entreprise, la conséquence pratique est simple : le calendrier de décision ne se joue plus sur des tendances mais sur des dates publiées. Le point de vigilance est la parution des décrets d'application, seule à même de fixer la date réelle d'entrée en vigueur de l'obligation légale et les conditions d'utilisation du dispositif de géolocalisation.
Rester conforme à la convention au quotidien
Connaître les textes ne suffit pas : encore faut-il les traduire en réflexes opérationnels. Trois chantiers concentrent l'essentiel du risque de non-conformité, et aucun ne se règle par une note de service.
- La prescription et le mode de transport : vérifier, avant chaque course, que la prescription médicale couvre bien le transport réalisé et que le mode, assis ou couché, correspond. Une série entière peut être rejetée si le cadre de prise en charge n'est pas respecté à chaque trajet.
- La preuve du transport : les données de trajet doivent exister et concorder avec le kilométrage facturé, dossier par dossier. C'est ce que la certification vient sécuriser côté tarif majoré.
- La facturation : les envois doivent partir dans les délais, avec des données patient et des codes actes exacts, quel que soit le canal utilisé aujourd'hui.
Industrialiser ces trois points, plutôt que de les contrôler au cas par cas, est ce qui distingue une entreprise sereine d'une entreprise exposée à chaque contrôle. Une chaîne d'outils qui relie la prescription, la trace du transport et la facturation transforme la conformité en sous-produit du travail quotidien.
Côté outillage, la répartition des rôles mérite d'être claire. Le dashboard SanteMobile produit aujourd'hui un export des courses au format CSV ou XLSX, à reprendre dans votre logiciel de facturation, sans connecteur direct entre les deux ; la télétransmission SEFI conforme figure sur notre feuille de route. De la même façon, l'application ambulancier de SanteMobile assure aujourd'hui le suivi des courses par étape, la géolocalisation certifiée étant inscrite sur cette même feuille de route.
Ce qu'il faut retenir
La convention nationale des transporteurs sanitaires privés n'est pas un simple document administratif. C'est le socle sur lequel repose toute l'activité des sociétés de transport sanitaire en France, et sa chronologie réelle se lit en trois temps : un socle de 2002, une décennie de garde et de revalorisations, puis un basculement vers la traçabilité et la certification à partir de l'avenant 11.
Ce basculement s'est accéléré hors du champ conventionnel, avec le protocole de septembre 2025 et surtout la loi du 25 juin 2026. Rattacher chaque exigence à son texte, avec sa date et son statut, est la seule façon de ne pas confondre une incitation tarifaire avec une obligation légale, ni une date plafond avec une date d'entrée en vigueur.
Vous voulez structurer votre exploitation avant ces échéances ? Découvrez le dashboard SanteMobile : régulation, suivi des courses par étape et export des données au format CSV ou XLSX pour votre facturation, la géolocalisation certifiée et la télétransmission SEFI étant sur notre feuille de route.
Écrit par
Équipe SanteMobile
L'équipe SanteMobile regroupe les co-fondateurs impliqués dans la conception, le développement et la conformité de la plateforme SaaS ambulancier.
Aurélien Boulet (profil LinkedIn, nouvel onglet)CEO & Co-fondateur
Mathys Anquetil (profil LinkedIn, nouvel onglet)CTO & Co-fondateur
Théophile Lioppé (profil LinkedIn, nouvel onglet)Co-CTO & Co-fondateur
Questions fréquentes
C'est l'accord signé entre les syndicats du secteur ambulancier et l'Assurance Maladie qui définit les conditions du conventionnement : tarifs applicables, prise en charge, obligations de qualité, modalités de facturation et sanctions. Sans conventionnement, une société de transport sanitaire ne peut pas pratiquer le tiers payant ni être remboursée par la Sécurité sociale.
La convention nationale en vigueur a été signée le 26 décembre 2002 et est entrée en application en 2003. Elle a ensuite été modifiée par une série d'avenants publiés par l'Assurance Maladie, des avenants 1 à 4 sur la garde ambulancière (2003 à 2005) jusqu'à l'avenant 11, signé le 13 avril 2022 et publié le 6 mai 2023. Un protocole d'accord du 24 septembre 2025, approuvé par arrêté du 29 septembre 2025, s'y est ajouté.
L'avenant 8 à la convention nationale a été signé le 20 mars 2017 et publié le 20 juillet 2017. Son objet est la tarification des ambulances en fin de garde. Contrairement à une confusion fréquente, ce n'est pas lui qui impose la géolocalisation certifiée ni le système électronique de facturation intégrée : ces sujets relèvent de l'avenant 11 pour la tarification majorée et de la loi du 25 juin 2026 pour l'obligation.
L'article 27 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 modifie l'article L. 322-5-3 du code de la sécurité sociale et impose aux entreprises conventionnées d'équiper l'ensemble de leurs véhicules d'un dispositif de géolocalisation certifié par l'assurance maladie et d'un système électronique de facturation intégré. L'entrée en vigueur est fixée par décret, au plus tard le 1er janvier 2027, et les conditions d'utilisation du dispositif renvoient à un décret en Conseil d'État qui n'est pas paru.
Le non-respect de la convention peut entraîner un déconventionnement temporaire ou définitif (perte du droit au tiers payant), des sanctions financières avec reversements, des contrôles renforcés de la CPAM et une perte de prescripteurs. Les établissements de santé privilégient en effet les transporteurs en règle pour éviter tout risque sur leurs patients.


